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  • 5 signes pour reconnaître un diabète de type 1

    5 signes pour reconnaître un diabète de type 1

    Vous remarquez un changement dans votre attitude, ou dans celle de votre enfant.

    Vous vous demandez si l’un de vos amis, ou un membre de votre famille, pourrait être diabétique. Dans cet article, nous allons tenter d’y voir plus clair sur votre situation, ou celle de votre proche.

    ⚠️ Même si les signes que je vais vous présenter correspondent à ceux d’un diabète de type 1, n’oubliez pas que consulter un médecin et réaliser une prise de sang reste indispensable pour poser un diagnostic, ou être pris en charge à temps. Le diabète peut être mortel s’il n’est pas pris en charge suffisamment rapidement.

    Pour vous donner une idée concrète de la manière dont mon diabète de type 1 a été découvert, je dois vous ramener à Darjeeling, en Inde.

    Un endroit magnifique, où l’on peut se promener au milieu des plantations de thé.

    À Darjeeling

    Là-bas, à Darjeeling, j’ai commencé à ressentir le besoin de manger de plus en plus souvent, même lorsque nous avions mangé peu de temps avant.

    J’ai ensuite développé une soif constante, accompagnée d’envies fréquentes d’uriner.

    Mes habitudes alimentaires changeaient (je mangeais davantage d’aliments transformés, ou sucrés), mais malgré cela, je perdais du poids.

    Je me sentais de plus en plus faible.

    Et plus le voyage avançait, plus les symptômes s’intensifiaient. Le voyage devenait physiquement très lourd pour moi (bien que je fus de plus en plus mince aha).

    Il ne se passait pas une nuit sans que je me lève trois à quatre fois pour aller aux toilettes, avant de boire ensuite plusieurs litres d’eau.

    Je redoutais le vol retour, à l’idée de devoir me lever sans cesse pour aller aux toilettes. C’était très éprouvant.

    À notre retour en France, j’ai attendu trois jours avant de consulter un médecin, même si l’hypothèse d’un diabète de type 1 commençait sérieusement à me traverser l’esprit.

    Ayant des cas de diabète dans ma famille, cette possibilité me paraissait malheureusement plausible.

    Je suis donc allé voir mon médecin, qui m’a prescrit une prise de sang à réaliser en laboratoire d’analyses médicales.

    Verdict : j’étais diabétique de type 1.

    Ce n’a pas été un choc. Tous les signes étaient présents. Mais une prise en charge rapide était indispensable, car ma glycémie (le taux de sucre dans le sang) était très élevée et me mettait en danger. Je m’affaiblissais, et j’aurais pu mourir si j’avais attendu davantage.

    Beaucoup de personnes préfèrent faire comme si les signes n’existaient pas, ou choisissent de les ignorer. Pourtant, il est essentiel de les connaître pour être accompagné correctement.


    Voici comment les identifier simplement

    🍔 Vous mangez beaucoup. 

    Vous avez constamment faim, même après avoir mangé. Les portions augmentent, les repas se rapprochent, mais la sensation de satiété ne dure jamais vraiment.

    Cela peut sembler paradoxal, mais dans le cas d’un diabète de type 1, le sucre présent dans le sang n’est plus correctement utilisé par les cellules.

    Résultat : malgré une alimentation suffisante, le corps manque d’énergie et envoie en permanence des signaux de faim pour tenter de compenser.

    🚰 Vous buvez beaucoup. 

    L’un des premiers signes visibles d’un diabète de type 1 est ce qu’on appelle la polydipsie : le fait d’avoir constamment soif.

    Sans entrer dans des explications scientifiques trop complexes, cela s’explique par le fait que votre corps cherche à éliminer l’excès de sucre qui n’est plus correctement capté par l’insuline.

    Vous êtes donc en permanence poussé à boire pour aider votre organisme à se débarrasser de ce surplus.

    🚽 Vous allez souvent aux toilettes.  

    Conséquence directe de la polydipsie : la polyurie, c’est-à-dire le fait d’uriner très fréquemment. Une personne souffrant de polyurie doit souvent se lever plusieurs fois par nuit pour aller aux toilettes. Cette envie répétée d’uriner est principalement liée au point précédent : le fait de boire beaucoup. Votre corps tente d’éliminer l’excès de sucre par les urines.

    😮‍💨 Vous êtes fatigués.  

    Vous n’arrivez plus à faire grand-chose, vous vous sentez constamment épuisé, parfois irritable, sans raison évidente.

    Cette fatigue persistante peut être liée à un diabète, car le sucre ne parvient plus correctement à alimenter vos cellules en énergie.

    😷 Vous avez une drôle d’haleine. 

    Une haleine au goût de pomme. Cela peut prêter à sourire, mais c’est pourtant bien réel. Ce changement d’haleine est un signe que quelque chose ne fonctionne plus normalement dans votre corps : le sucre n’est plus utilisé comme source d’énergie, et l’organisme se met à puiser dans les graisses pour fonctionner, produisant alors des corps cétoniques. 

    Les corps cétoniques sont des déchets issus de la dégradation des graisses, produits lorsque le corps manque d’insuline et ne peut plus utiliser le sucre comme carburant.

    Il existe probablement d’autres symptômes permettant d’identifier un diabète de type 1, mais ceux évoqués ici sont les plus fréquemment observés.

    Sur ce site, vous pouvez retrouver d’autres articles d’utilité publique, ainsi que des espaces plus personnels où je partage ce que je mets en place au quotidien pour essayer de vivre la meilleure vie possible, malgré le diabète et ses contraintes. Si vous cherchez des pistes concrètes pour vous aider, tout se passe ici.

    Belle lecture ! 

    Samuel

  • Comment j’ai découvert mon diabète.

    Comment j’ai découvert mon diabète.

    Je vous en ai sûrement déjà parlé dans un précédent article, mais j’ai découvert mon diabète de type 1 assez tard, à l’âge de 24 ans.

    En général, le diabète de type 1 touche surtout les enfants, les pré-adolescents ou les adolescents.

    Pourtant, il peut aussi apparaître chez les jeunes adultes, et même chez des personnes plus âgées. Un exemple souvent cité est celui de l’ancienne Première ministre britannique Theresa May.

    En réalité, le diabète, qu’il soit de type 1 ou de type 2, peut toucher tout le monde, à n’importe quel âge.

    Avec les changements de mode de vie, la sédentarité et la malbouffe, il n’est d’ailleurs plus rare aujourd’hui de voir des enfants de 9 ou 10 ans atteints d’un diabète de type 2.

    Concernant le diabète de type 1, ses causes ne sont pas encore totalement comprises par la médecine.


    En revanche, on sait que le diabète n’est pas une maladie récente. Il était déjà connu dans l’Antiquité, où on le décrivait comme “la maladie qui fait uriner”.


    Petite anecdote au passage : le mot diabète vient du latin diabesis. À sortir en soirée si vous voulez briller un peu 😄

    Mon diabète

    Dans ma famille, il y avait déjà des cas de diabète. Une partie de ma famille vit en Afrique, où la maladie est assez répandue, notamment à cause d’une alimentation souvent riche en graisses et en sucres.

    Les diagnostics ne sont pas toujours simples, et beaucoup de personnes perdent la vie à cause d’un diabète non diagnostiqué. J’avais d’ailleurs écrit un article pour un média francophone sur ce sujet (il est en français, je vous mets le lien ici).

    Dans mon cas, j’ai découvert mon diabète… en Inde. Autant dire très loin de chez moi, en France.

    Quelques semaines avant mon départ, j’avais déjà l’impression que quelque chose n’allait pas, comme un pré-diabète. Mais ce sont surtout les symptômes de l’hyperglycémie qui m’ont vraiment alerté.

    Sur place, mes habitudes alimentaires ont changé : je consommais plus d’aliments transformés et sucrés.

    Pourtant, malgré cela, je perdais du poids.

    Je me sentais de plus en plus faible. Plus le voyage avançait, plus les symptômes s’intensifiaient. Physiquement, le voyage devenait très difficile, même si je devenais de plus en plus mince (au moins, ça… 😅).

    Chaque nuit, je me levais trois à quatre fois pour aller aux toilettes, avant de boire des litres d’eau. Je me rappelle particulièrement de cette fois à New Delhi, où je m’étais réveillé cinq fois.

    J’appréhendais énormément le vol retour, à l’idée de devoir me lever sans cesse. J’avais tout fait pour avoir une place proche des toilettes.

    Une fois rentré en France, j’ai attendu trois jours avant de consulter un médecin. Mais l’idée d’un diabète de type 1 me traversait déjà sérieusement l’esprit.

    À mon arrivée à l’hôpital, ma glycémie était tellement élevée que le glucomètre n’affichait même pas le taux exact. J’étais dans la zone rouge.

    Les médecins ont dû m’injecter une grande quantité d’insuline pour ramener mon taux de sucre à un niveau plus normal.

    Pendant une semaine, le personnel hospitalier m’a accompagné pour comprendre la maladie et surtout apprendre à gérer mon diabète.

    Durant ce temps, j’ai appris à calculer mes glucides et à pratiquer l’insulinothérapie fonctionnelle.

    Bref, une expérience sur laquelle je reviendrai probablement dans un prochain article.

    Pour rappel, sur ce site, vous pouvez retrouver d’autres articles d’utilité publique, ainsi que des espaces plus personnels où je partage ce que je mets en place au quotidien pour vivre au mieux malgré le diabète. Si vous cherchez des pistes concrètes pour vous aider, tout se passe ici !

    À très vite,
    Samuel